Aroma Zone
Aroma-Zone est une entreprise française spécialisée dans le bien-être et la beauté. Elle inscrit ses activités dans une démarche de responsabilité sociétale et soutient des initiatives d’intérêt général portées par des acteurs publics ou privés, notamment en faveur de la santé, de l’éducation et de la protection de la biodiversité.
Dans le cadre de son engagement philanthropique, Aroma-Zone a souhaité soutenir, au titre du mécénat, le projet POPENDO (« Exposition aux polluants organiques persistants et sévérité de l’endométriose »), porté par l’Inserm et dirigé par Marina Kvaskoff, épidémiologiste spécialiste des maladies gynécologiques.
Mieux comprendre le rôle des polluants environnementaux dans l’endométriose
L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique qui touche environ 10 % des femmes en âge de procréer. Elle constitue une cause majeure d’infertilité et de douleurs chroniques invalidantes. Malgré son impact humain et économique considérable — estimé à 10 milliards d’euros par an en France — ses causes restent encore mal comprises. Le diagnostic demeure tardif, avec un délai moyen de sept ans entre les premiers symptômes et l’identification de la maladie.
Des recherches expérimentales récentes suggèrent un rôle possible de certains perturbateurs endocriniens, notamment les polluants organiques persistants (POPs) — substances chimiques très stables et potentiellement toxiques telles que les PCBs, les PFAS, les composés polybromés ou certains pesticides – sur la sévérité des lésions.
Le projet POPENDO vise, pour la première fois, à évaluer le lien entre l’exposition à ces polluants et la sévérité de l’endométriose dans une population de patientes.
Cette étude transversale repose sur 650 femmes volontaires issues de la cohorte ComPaRe-Endométriose. Elle combine :
- des prélèvements sanguins pour mesurer l’exposition à 35 POPs (analysés par le laboratoire européen expert LABERCA),
- la relecture centralisée d’IRM pelviennes,
- des questionnaires cliniques détaillés,
- des analyses statistiques avancées prenant en compte les effets « cocktail » des expositions multiples.
L’hypothèse étudiée est que des niveaux sériques plus élevés de POPs seraient associés à une forme plus sévère de la maladie, évaluée selon :
- le type et le stade de l’endométriose,
- l’atteinte anatomique visible à l’IRM,
- l’intensité des douleurs (menstruelles, abdominales, etc.).
Un soutien concret au déploiement du projet
Le soutien financier d’Aroma-Zone contribue directement à la mise en œuvre du projet POPENDO, notamment au recrutement du personnel de recherche en charge des analyses et des aspects logistiques.
Il permet également de financer une seconde lecture des images d’IRM, indispensable à la robustesse et à la rigueur méthodologique de l’étude.
Enfin, ce soutien participe à la diffusion d’informations autour du projet, essentiel pour permettre le recrutement des 650 femmes volontaires nécessaires à sa réalisation et, plus largement, pour faire progresser la recherche sur l’endométriose.
Un impact attendu majeur
Le projet ambitionne de :
- mieux comprendre l’impact de l’environnement sur la progression de l’endométriose,
- identifier des facteurs de sévérité potentiellement modifiables,
- poser les bases de futures recherches translationnelles (prévention, biomarqueurs),
- renforcer l’expertise française en santé environnementale et en santé des femmes.
Le projet est dirigé par Marina Kvaskoff, épidémiologiste et directrice de recherche à l’Inserm. Elle dirige l’équipe Épidémiologie de la santé gynécologique (EpiGyn) au sein du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (CESP, Inserm – Université Paris-Saclay), à Villejuif.
Spécialiste de l’endométriose depuis 2005, elle coordonne la cohorte ComPaRe-Endométriose, qui compte plus de 10 000 participantes. Ses travaux visent à mieux comprendre les causes et les conséquences à long terme des maladies gynécologiques chroniques.
Son parcours scientifique l’a conduite de la recherche sur le cancer de la peau à l’épidémiologie de l’endométriose, avec une formation internationale (France, Australie, États-Unis). Elle a notamment montré que certaines expositions précoces — tabagisme passif, privations alimentaires ou activité physique intense — pouvaient influencer le risque d’endométriose, et a mis en évidence des liens entre cette maladie et certains cancers.
Lauréate du Prix Science et Société Inserm–OPECST 2023 et du Prix spécial de l’engagement Irène Joliot-Curie 2025, Marina Kvaskoff œuvre activement pour structurer la recherche en santé des femmes en France. Elle porte le programme national EPI-ENDO dans le cadre du PEPR Santé des femmes et des couples, et ambitionne de développer significativement la recherche sur des thématiques encore sous-étudiées : endométriose, fibromes utérins, syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et santé menstruelle, des premières règles à la ménopause.
En soutenant le projet POPENDO porté par l’Inserm, Aroma-Zone et la Fondation Inserm contribuent à faire progresser la recherche sur l’endométriose et à mieux comprendre l’impact de l’environnement sur la santé des femmes.
Vous pouvez soutenir les travaux de Marina Kvaskoff et des équipes Inserm en faisant un don
Si vous êtes concernée par l’endométriose et souhaitez contribuer directement à la recherche, vous pouvez également rejoindre la cohorte ComPaRe-Endométriose : https://compare.aphp.fr/endometriose/